Notre méthodologie
Version 2026.3 (Cote LMQ v3) · mise à jour le 5 septembre 2026 · s'applique à tous les palmarès du site
Le Meilleur du Québec classe des entreprises de services locaux à partir de faits vérifiables : registres publics, comportement observable envers les clients, et — dès octobre 2026 — notre propre test client mystère. Aucune place n'est à vendre, dans aucun classement. Voici exactement comment nous procédons, y compris les limites de la méthode.
1. Le marché réel d'abord, la vérification ensuite
Chaque palmarès part du marché tel qu'un client le voit : toutes les entreprises visibles pour ce métier dans cette ville. Nous publions un top 10, et une entreprise n'en est écartée que pour un motif positif et vérifiable : établie hors du marché, restriction au registre, ou activité d'avis atypique (historique entièrement concentré sur quelques semaines). Ne pas réussir à retracer une licence n'est jamais un motif d'exclusion — c'est une information que nous affichons.
Pour chaque entreprise du top 10, nous tentons ensuite quatre vérifications :
- Licence active au registre de la Régie du bâtiment du Québec (ou de l'ordre professionnel compétent selon le secteur), dans la bonne sous-catégorie — pour un palmarès de plombiers, la sous-catégorie plomberie (15.5). Registre revérifié deux fois par mois; une licence perdue entraîne le retrait de la fiche.
- Sans restriction au moment de la vérification.
- Identité confirmée par au moins deux preuves concordantes — numéro de licence affiché sur le site de l'entreprise, téléphone identique au registre, nom légal ou commercial au registre. Beaucoup d'entreprises opèrent sous un nom commercial différent de leur raison sociale : nous ne publions jamais une licence sans ce recoupement.
- Établie dans le marché du palmarès (ou zone de service clairement déclarée). Nous avons vu des « plombiers de Laval » établis en Ontario.
Résultat affiché sur chaque fiche : « Licence RBQ vérifiée ✓ » avec le numéro et la preuve du lien, ou « Licence non vérifiée par LMQ » — ce qui signifie que nos preuves automatiques n'ont pas suffi, pas que l'entreprise n'a pas de licence. Dans ce cas : demandez le numéro avant d'embaucher, et vérifiez-le au registre de la RBQ.
2. La Cote LMQ — l'indice de classement
Les entreprises admissibles sont classées par la Cote LMQ, un indice sur 10 :
| Critère | Poids | Ce qu'on mesure |
|---|---|---|
| Note des avis récents, filtrée | 55 % | Moyenne pondérée des avis publics en ligne des 6 derniers mois seulement, après réduction du poids des avis suspects (voir §3). |
| Expérience de métier | 25 % | Ancienneté de la licence au registre (plafond 25 ans), corroborée quand c'est possible par l'âge du site web (Internet Archive). À mesure que nos instruments mûrissent (casier OPC, test client mystère, transactions vérifiées), ils rejoindront cette composante — le principe : mesurer le travail, pas le marketing du travail. |
| Réponse aux clients insatisfaits | 10 % | Taux de réponse du propriétaire aux avis de 3★ et moins. |
| Volume d'avis récents | 10 % | Signal d'activité, plafonné — ramené de 20 % à 10 % en v3 : récolter beaucoup d'avis est une compétence de marketing, pas une preuve de métier. |
Cote provisoire : une entreprise avec moins de 5 avis crédibles et répartis dans le temps au cours des 6 derniers mois reçoit une cote marquée « provisoire » et se classe après les cotes établies — trop peu de données pour un jugement ferme, pas assez pour l'écarter du marché. Les avis appartenant à une rafale ne comptent pas dans ce seuil : un historique entièrement concentré sur quelques semaines, aussi élogieux soit-il, entraîne l'exclusion pour activité d'avis atypique.
3. Le filtrage des avis suspects
Nous ne prenons pas les notes des plateformes d'avis au pied de la lettre. Chaque avis des 6 derniers mois part avec un poids de 1, et ce poids est réduit de moitié pour chacun des signaux suivants :
- Rafale — l'avis appartient à une concentration inhabituelle d'avis sur une période de 7 jours, disproportionnée par rapport au rythme normal de l'entreprise;
- Compte à avis unique — l'auteur n'a jamais évalué d'autre commerce;
- 5★ sans texte — une note parfaite sans un mot d'explication;
- Texte dupliqué — le même texte apparaît plus d'une fois pour la même entreprise.
Ces signaux sont des indicateurs de prudence, pas des preuves de fraude. Une rafale peut venir d'une campagne légitime; un nouveau compte peut être un vrai client. C'est précisément pourquoi nous réduisons le poids de ces avis au lieu de les qualifier de faux — et pourquoi nous ne publions jamais d'accusation contre une entreprise ou un auteur d'avis.
3b. Ce que nous lisons aussi dans les avis
Au-delà des notes, le texte des avis récents est une source de faits — exploitée de façon descriptive, jamais dans la Cote : les thèmes mentionnés (« professionnalisme mentionné dans 19 avis »). Chaque mention est détectée par un lexique français fixe et publié (ponctualité, rapidité, prix, propreté, professionnalisme, qualité du travail, communication), avec la polarité de la note de l'avis. Ce sont des comptes, pas des jugements, et le même filtre de crédibilité qu'au §3 s'applique d'abord : un avis appartenant à une rafale ou au texte dupliqué est exclu de ces comptes.
3c. Services constatés et prix du marché
Nous publions aussi, par entreprise et par marché, des services constatés (des travaux dont la réalisation chez de vrais clients est documentée, étiquetés « constaté chez un client » avec leur date) et des prix du marché : les fourchettes que de vrais clients rapportent avoir payées, agrégées par service et par ville. Ces données proviennent de nos canaux de collecte, dont le détail reste interne; ce que nous garantissons publiquement : chaque donnée est rattachée à un vrai client, passée par nos filtres de crédibilité (un prix n'est retenu que d'une source jugée crédible — un faux témoignage porte de faux prix aussi bien que de fausses étoiles), datée, et jamais plus vieille que 12 mois (au-delà, les prix ont fluctué).
Les prix affichés viennent de quatre familles de sources, toujours étiquetées : rapporté par un client, déclaré par l'entreprise (jamais en voyant les prix du marché — le formulaire est aveugle, pour que la déclaration reste indépendante), constaté par notre test client mystère, ou affiché sur le site de l'entreprise. Un prix de marché est publié dès 5 observations pour un service dans une ville, toutes sources confondues, avec le nombre d'observations; une observation unique est affichée avec la mention « 1 client ».
4. Le test client mystère (dès octobre 2026)
Nous envoyons à chaque entreprise admissible une demande de prix simple et réaliste, depuis une adresse courriel de consommateur ordinaire, sans nous identifier — exactement comme le ferait un client. Nous mesurons :
- le délai de première réponse humaine (moins de 4 h / 24 h / 72 h / sans réponse);
- si l'entreprise fournit un prix ou une fourchette, exige une visite, ou ne répond pas.
Règles que nous nous imposons : une seule question, à laquelle un professionnel répond en deux minutes; jamais de fausse soumission détaillée ni de rendez-vous; au plus deux tests par entreprise par année; toute demande de ne plus être contacté est honorée définitivement. La méthode est déclarée publiquement ici; seul le moment du test est secret — c'est ce qui rend la mesure honnête. Les prix individuels obtenus restent internes; nous publions le prix médian du marché par service et par ville, et le comportement de réponse de chaque entreprise classée, daté.
Une entreprise classée « sans réponse » qui réclame sa fiche peut demander un re-test au cycle suivant — anonyme lui aussi.
5. Ce que la Cote LMQ ne mesure pas
Par honnêteté : notre indice ne mesure ni la qualité technique des travaux, ni les prix réellement facturés, ni les délais de chantier, ni les garanties. Il mesure ce qui est observable et vérifiable de l'extérieur : conformité réglementaire, comportement envers les clients récents, réactivité commerciale. C'est une sélection selon des critères observables — pas une certification de qualité.
6. Indépendance et corrections
- Aucune entreprise ne peut payer pour figurer dans un classement ou améliorer son rang. Les éventuels emplacements commandités sont affichés hors classement et identifiés comme tels.
- Ce que les entreprises peuvent payer : un abonnement pour recevoir les demandes de soumission que des clients leur adressent via notre formulaire — un service de mise en relation, choisi par le client, sans commission sur les travaux. Cet abonnement n'a aucun effet sur la cote, le rang ou la vérification, et les revenus qui en découlent sont séparés de l'éditorial.
- Le site est édité par Synepsis Consulting, qui exploite aussi des services web aux entreprises (Weberly). Les classements sont établis sans lien avec ces services.
- Toute entreprise peut réclamer sa fiche, signaler une erreur ou demander une vérification. Les erreurs factuelles sont corrigées rapidement et le changement est daté.
Sources
Régie du bâtiment du Québec — liste des licences actives (Données Québec, CC-BY 4.0) · avis publics récents (analysés, jamais republiés) · sites web des entreprises · Internet Archive. Chaque fiche indique la date de sa dernière vérification.